La qualité du sommeil de votre enfant est votre priorité en tant que parents. Malheureusement, si votre enfant connaît des difficultés de sommeil, il peut avoir une dette de sommeil.
Qu’est-ce que la dette de sommeil, comment la repérer et surtout comment y remédier pour aider votre bébé à se rendormir ? Revenez à l’essentiel pour que votre enfant puisse faire de beaux rêves. Passez enfin une bonne nuit de sommeil !
Qu’est-ce que la dette de sommeil de bébé ?

Une dette de sommeil est la différence entre la quantité de sommeil qu’un enfant devrait avoir et la quantité de sommeil dont il bénéficie réellement. Ce manque physiologique peut être récent ou de long terme, c’est-à-dire accumulé pendant des semaines.
Dette de sommeil, privation de sommeil, épuisement, fatigue excessive… bébé est sensible à toutes ces situations qui ne sont qu’une seule et même problématique.
Dormir n’est pas un luxe, c’est un besoin vital. Notre corps et notre cerveau ont besoin d’un certain nombre d’heures de sommeil pour se régénérer. Il s’agit d’encaisser la journée qui vient de se dérouler et de se tenir prêt à affronter la journée du lendemain.
Un manque de sommeil impacte l’activité diurne, et bien souvent oblige assez naturellement à somnoler pour tenter de récupérer. Lorsque le manque de sommeil de bébé devient trop important, l’organisme puise dans ses ressources pour emprunter du temps d’éveil et vivre à crédit de sommeil. C’est le concept de la dette de sommeil.
La dette de sommeil ne concerne pas que les bébés, mais tous les individus quel que soit leur âge. Plus la privation de sommeil est importante, plus le temps de récupération est important.
Selon l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, « 76% des enfants de 6 mois à 3 ans dorment moins de 11 heures en semaine ; 36% des 3-6 ans moins de 10 heures« .
Comment repérer la dette de sommeil de votre bébé ?
Le besoin de sommeil de la majorité des enfants jusqu’à 5 ans est le même, à quelques dizaines de minutes près. La meilleure façon de détecter un dette de sommeil du bébé est de calculer le nombre d’heures total de sommeil. Ensuite il s’agit de constater l’importance de l’écart face aux moyennes constatées. Il est également important de comprendre comment fonctionnent les cycles du sommeil.

Heures de sommeil généralement constatées chez le bébé et l’enfant :
- De 0 à 8 semaines : 16 à 20 heures par jour
- De 2 à 4 mois : 14 à 18 heures par jour
- De 4 mois à 5 ans : 10h30 à 12h par jour
Chaque situation est bien évidemment spécifique, chaque enfant est unique. Par ailleurs des événements extérieurs, temporaires, ou inédits peuvent troubler l’analyse : stress, rhume et autres maladies, etc. Et en cas de doute, le plus simple est de consulter un médecin qualifié.
Voici les signes d’une dette de sommeil en développement
- siestes de plus en plus courtes
- difficultés à se rendormir lors des phases de micro-réveil
- difficultés d’endormissement
- heure de réveil toujours précoce le matin ou en fin de nuit
- pleurs au réveil
Quels sont les effets d’une dette de sommeil chez l’enfant
Le problème principal des dettes de sommeil est leur effet cumulatif. Une dette de sommeil crée des problèmes de sommeil. C’est un cercle vicieux. Et par opposition, sauf exceptions, plus l’enfant dort, mieux il dort. Il est donc essentiel de favoriser le sommeil de bébé.
Les dettes de sommeil provoquent les problèmes suivants
- réveils intempestifs et fréquents non dus à la faim
- pleurs fréquents (pendant la journée, avant et après les périodes de sommeil)
- siestes réduites
- difficultés voir résistance à l’endormissement
- réveils matinaux
- irritabilité, mauvaise humeur
- difficultés d’alimentation
- somnolences impromptues
- risques d’altération de la santé, de la fonction immunitaire et de la mémoire
Que faire pour éviter la dette de sommeil de bébé
Si vous pensez que votre bébé connaît une dette de sommeil, vous devrez agir rapidement pour le soulager de cette situation. Premièrement, avancez l’heure de sommeil d’une bonne demi-heure et mettez en place une routine de sommeil. Précisément, il s’agit de respecter des horaires fixes et des rituels.
Quels rituels ?
- privilégier l’obscurité : fermer rideaux et/ou volets
- créer un environnement confortable et rassurant : turbulette, nounours, etc
- prouver son attachement : câlin, hi stoire, chanson
Une dette de sommeil est un processus cumulatif, qui ne cesse de s’aggraver. La principale mesure pour en sortir consiste à retrouver une forme de régularité et de rester en alerte concernant les signes de fatigue de votre enfant.
Idéalement l’heure de coucher ne devrait pas dépasser 20h pour les enfants jusqu’à l’âge de 5 ans. Et si vous percevez des signes de fatigue ou d’énervement, il est certainement judicieux d’avancer cet horaire.
Quels sont les signes de fatigue chez l’enfant :
- bâillements
- agitation, mauvaise humeur
- baisse de la température corporelle
- paupières lourdes
- … la liste n’est pas exhaustive
Il est parfois utile de moduler les siestes, qu’il s’agisse de leurs horaires ou de leurs durées afin de favoriser un sommeil nocturne de meilleure qualité.
Pour conclure
Les bébés ne naissent pas « bons » ou « mauvais » dormeurs. Ils dorment bien ou mal selon la présence ou l’absence de facteurs de sommeil. La plupart des parents ne sont pas conscients de la façon dont leurs actions influencent le sommeil de leur bébé pour le meilleur ou pour le pire.
Vous avez le pouvoir d’améliorer la qualité et la quantité du sommeil de bébé en améliorant votre conscience des signaux comportementaux de votre enfant. Vous pouvez apporter des changements à la façon dont vous organisez ses conditions de sommeil.
Le principe n’est pas de culpabiliser, bien au contraire. Il s’agit de mieux communiquer avec votre enfant.


